À l'école ou sur le chemin de l'école, tout ne se déroule pas toujours paisiblement entre les enfants. Quelle est alors la situation juridique ? Qui doit payer les dégâts lorsqu'un enfant en blesse un autre, lorsque quelque chose est cassé et lorsque les parents n'arrivent pas à se mettre d'accord ?
En résumé
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Les parents ne répondent pas automatiquement des dommages de leurs enfants; surveillance, discernement et assurance comptent.
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Le droit pénal des mineurs s’applique dès dix ans et avant dix-huit ans.
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Indemnisation et procédure pénale sont distinctes.
Un enfant abîme les affaires d’un autre : qui paie ?
Marc a huit ans, Noa neuf. Après une dispute, Noa jette le sac de Marc sur la route et l’abîme. La responsabilité civile de Noa dépend notamment de sa capacité à comprendre les conséquences de son acte et à agir en conséquence. La capacité de discernement n’a pas de seuil d’âge fixe. Les parents ne répondent pas automatiquement de tous les dommages de leur enfant. L’art. 333 CC impose notamment d’examiner si la surveillance requise a été assurée.
Annoncez l’incident à l’assurance responsabilité civile privée. Responsabilité et couverture sont deux questions distinctes : les dommages intentionnels peuvent notamment être exclus. Certaines polices couvrent, à certaines conditions, des dommages causés par un enfant incapable de discernement. Aucun paiement ni refus ne peut donc être promis sans examen.
Violence entre jeunes : quand le droit pénal des mineurs s’applique-t-il ?
Julia, quatorze ans, frappe au visage Mia, treize ans, et la blesse. Des conséquences pénales sont possibles. Le droit pénal des mineurs s’applique aux actes commis dès dix ans révolus et avant dix-huit ans. Avant dix ans, il n’y a pas de peine selon cette loi ; protection et soutien éducatif peuvent néanmoins être nécessaires.
La poursuite sur plainte ou d’office dépend de l’infraction et des circonstances. Une médiation est possible, sans être la suite automatique d’un signalement. Les parents ne décident pas librement de la poursuite d’une procédure déjà ouverte. Faites clarifier rapidement les délais de plainte et les droits de l’enfant concerné.
Quelles sanctions sont possibles pour les mineurs ?
Protection et éducation sont prioritaires. Une réprimande, des prestations personnelles comme du travail ou des cours, et si nécessaire des mesures de protection sont possibles. Avant quinze ans, les prestations personnelles sont en principe limitées à dix jours. Dès quinze ans, une amende ou une privation de liberté sont aussi possibles ; jusqu’à quatre ans dès seize ans est réservé à certaines infractions particulièrement graves. Toutes les sanctions ne peuvent pas être assorties du sursis. L’âge au moment des faits et la situation personnelle comptent.
Conflit sur le chemin de l’école : que peuvent faire les parents ?
Assurez d’abord la sécurité et les soins nécessaires. Consignez les faits, dommages et témoins possibles sans orienter le récit de l’enfant. Informez l’école en cas de conflits répétés. Indemnisation, assurance et procédure pénale sont à examiner séparément ; un paiement ne règle pas automatiquement tout.
Documentez dommages et blessures, identifiez les témoins et contactez école et assureur. Respectez les délais officiels. En cas de litige, nous examinons vos droits et la couverture selon le contrat.
Publié le 24 mai 2017