Bataille pour le transat : la réservation est-elle autorisée ?

Les plus beaux endroits de la piscine ou de la plage de l'hôtel sont souvent très recherchés. Alors que de nombreux vacanciers dorment encore ou se régalent au buffet du petit déjeuner, d'autres ont déjà réservé leur chaise longue avec une serviette de bain. Conséquence : les lève-tard trouvent une multitude de transats occupés par des serviettes, mais sans trace des propriétaires. Est-ce acceptable ?

En résumé

  • Une serviette ne crée pas un droit général à une chaise longue.

  • Le règlement, les réservations payantes et le droit local sont déterminants.

  • Demandez au personnel les règles de réservation et leur application.

Transat réservé avec une serviette de bain : puis-je l'utiliser ?

Une serviette de bain à elle seule ne confère pas automatiquement un droit permanent sur une chaise longue. Ce sont toutefois les règles de l’hôtel ou de l’établissement balnéaire ainsi que le droit local qui sont déterminants. Une assurance générale selon laquelle vous êtes autorisé à retirer partout les objets appartenant à autrui serait donc trop générale.

Qu’en est-il des transats loués ou expressément réservés ?

Si une chaise longue a été louée contre paiement ou attribuée de manière contraignante par l’établissement, un droit d’usage peut exister, même si elle est actuellement inoccupée. De même, une brève absence pour aller nager n’est pas comparable à une réservation de plusieurs heures sans utilisation.

Litige à la piscine de l’hôtel : comment trouver une solution ?

Demandez au personnel de vous communiquer le règlement intérieur et priez-le de faire cesser les réservations non autorisées. Ne jetez pas les serviettes ou les sacs appartenant à d’autres personnes et n’endommagez rien. Une règle claire de l’hôtel et son application sont plus efficaces qu’une altercation avec d’autres clients.

Conseil JUSTIS Protection juridique
S’adresser au personnel au lieu de se disputer

Demandez au personnel les règles de réservation et leur application. Ne retirez ni ne jetez de votre propre initiative les affaires d’autrui.

Publié le 29 septembre 2016